Quid du financement d’un achat ? 4/6

Le compromis de vente en mains, j’ai alors quelques semaines pour trouver un financement, et ainsi devenir propriétaire. Je prends rendez-vous avec mon banquier, qui analyse ma demande et ma situation. Il me fait une proposition de prêt immobilier qui me paraît raisonnable. Je n’ai plus qu’à attendre la validation de la banque et mon achat sera finalisé.

En discutant de l’avancée de mon projet avec un collègue, celui-ci me recommande de ne surtout pas me précipiter et de choisir une solution adaptée à mes besoins. Il m’explique qu’il est essentiel de comparer l’offre de ma banque avec les conditions du marché. Je décide de suivre ce précieux conseil et je fixe alors rendez-vous avec différents acteurs financiers. Par contre, je réalise qu’il me faut de nombreuses disponibilités. Mon collègue me demande alors pourquoi je ne fais pas appel à un courtier pour m’aider dans mes démarches. « Tu sais, m’explique-t-il, il s’est occupé de tout, pour me trouver les meilleures conditions ». Les formules de prêt sont variées ; il faut les comparer en fonction des intérêts, c’est-à-dire le coût du prêt, et en fonction de ses besoins. Est-ce que je recherche plutôt de la flexibilité, de la sécurité, de la progressivité dans les mensualités ? Comme la période de remboursement est assez longue, je dois correctement choisir l’offre sur laquelle je vais m’engager.

Je m’interroge également sur la somme à emprunter. Mon conseiller bancaire m’informe que je peux demander un financement à 100% de la valeur du bien. La banque peut aussi accepter de financer des travaux de rénovation. Par contre, je devrais financer ce qu’il appelle « les frais annexes » avec des fonds propres. Ces frais se composent des frais de notaire, des frais de dossier à la banque, des éventuels frais d’agence immobilière et de l’assurance solde restant dû. « On demande aux clients d’apporter un minimum de fonds personnels pour couvrir ces frais parce qu’ils n’apportent aucune plus-value à la valeur du bien », précise le banquier. Les frais de notaire s’élevant à 7%, je prends conscience que la somme à apporter n’est pas des moindres.

Je suis pourtant rapidement rassurée par mon assureur qui m’explique qu’il est tout à fait possible de payer l’assurance solde restant dû en prime annuelle ou mensuelle. Par la suite, j’apprends aussi que l’Etat apporte un certain nombre d’aides aux emprunteurs, de façon à favoriser l’acquisition. Parmi ces aides, la plus connue et la plus importante est le crédit d’impôt issu du Bëllegen Akt. Concrètement, l’acheteur bénéficie d’une réduction de 20 000€ sur les droits d’enregistrement et de transcription. Néanmoins, une réforme entre en application en 2012, liant la moitié de cette somme à des critères écologiques. D’autres primes peuvent être accordées de façon personnalisée, selon la nature de son projet, sa situation familiale et ses revenus. Elles prennent la forme d’aides en capital ou de subventions en intérêts.

Grâce à toutes ces informations, je suis prête à négocier une nouvelle offre de prêt de façon à valider mon compromis et prendre possession de mon nouveau bien.

 

Retrouvons-nous le mois prochain avec un article sur les assurances et la fiscalité.
Sabrina Baillieux
Publié le 27/08/2012