L’art de négocier son crédit immobilier

La situation est pour le moins paradoxale. D’un côté, les taux des crédits immobiliers n’ont jamais été aussi faibles et de l’autre, beaucoup d’acquéreurs potentiels qui souhaitent souscrire à un crédit logement ne parviennent pas à concrétiser leur projet, faute de financement hypothécaire.
Les banques Luxembourgeoises ont toujours des règles auxquelles elles doivent se tenir, ce qui les empêchent ou tout au plus, ce qui ne les motive pas à octroyer plus de prêts immobiliers. Leurs profils préférés ? Ceux qui ont déjà réalisé une acquisition logement et les jeunes cadres supérieurs fraîchement diplômés, aux perspectives d’évolution professionnelles favorables, capables de rembourser une mensualité de prêt logement conséquente.
 
Si vous n’appartenez pas à ces deux catégories, il vous faudra souvent batailler pour l’obtention d’un crédit immobilier en apportant une contribution à votre prêt logement couvrant au moins les frais de notaire, de dossier, et le coût de l’hypothèque (ou du cautionnement), soit au minimum 10% du montant de l’acquisition immobilière. Mais 20% est souvent requis par les banquiers. Avant la crise, il était possible de financer un prêt immobilier sur 30 ans sans aucun apport. Cette époque est bien entendue finie. Pour se constituer un apport afin de faciliter son financement immobilier, tous les moyens sont bons. L’un des plus efficaces consiste à solliciter sa famille pour partager le financement hypothécaire proposé par les courtiers de crédits. Sachez que si un proche se porte caution de votre crédit hypothécaire, il devra montrer patte blanche, comme s’il souscrivait à un emprunt immobilier personnel.