« Comment tenter de séduire son banquier en temps de crise ? »

Tandis que le volume des actes notariés baisse de manière significative, les futurs propriétaires s’interrogent : quels sont les atouts à mettre dans son jeu afin de parvenir à convaincre des banquiers ayant sans contestes resserré leurs conditions d’octroi de crédit ces derniers temps ?
 
Le métier de tout établissement de crédit est de s’assurer que le risque crédit de l’emprunteur n’est pas trop élevé et la pratique tend à lui garantir un train de vie réaliste. Cela implique que la charge d’emprunt mensuelle ne puisse excéder un certain pourcentage des revenus du ménage (ce ratio varie généralement en fonction des institutions de crédit) afin que la somme restante puisse subvenir aux besoins du couple.
 
Conseil 1 : Bien se connaître est un don très utile.

Le ménage doit pouvoir évaluer approximativement quel montant il peut consacrer au remboursement de son prêt. L’enveloppe disponible représente le montant à sa portée et lui permettant de pouvoir continuer à vivre de manière confortable. Il serait dommage de laisser passer la maison de vos rêves parce que vous pensiez à tort que vous ne pourriez pas rembourser le prêt nécessaire ! Il convient de trouver un compromis, de rester les pieds sur terre et conscient de ce que l’on fait. L’acheteur doit notamment prêter forte attention aux éventuels travaux cachés dans les biens d’occasion. Keasy vous recommande l’aide d’un spécialiste qui vous guidera au travers d’une série de règles qu’il faut appliquer pour calculer la somme adéquate affectée chaque mois au remboursement du prêt.
 
Conseil 2 : Être à l’aise et transparent avec son banquier :

Un conseiller financier apprécie généralement de discuter directement avec le couple réuni. Cela permet de constater que tout le monde est sur la même longueur d’onde concernant le bien et la valeur de l’enveloppe dédiée à la transaction. Quand un couple hésite sur un montant, la décision est généralement de revoir le montant à la baisse. Les banquiers sont souvent de bons psychologues qui parviennent à cerner la personnalité des gens rapidement. Ils voient d’un bon œil les emprunteurs qui leur explique leur situation privée et les enjeux liés à la transaction immobilière.
 
Conseil 3 : Ne pas se précipiter ou avoir l’air pressé

Nul besoin de se déguiser en ministre ! Une personne qui se présente en costume 3  pièces, « tirée à 4 épingles » mais montrant des signes de nervosité fera moins bonne impression qu’un personne habillée simplement. L’essentiel est de rester à l’aise, direct et clair par rapport à sa situation. A éviter absolument, un mensonge (même afin d’élider une situation qui n’est que passagère) aura comme seul effet de vous discréditer totalement vis-à-vis de la banque.
 
Conseil 4 : L’audace n’est certes pas de mise.

En effet, les banques montrent très peu de compassion pour celui qui ne sait pas rembourser son prêt. Quand une difficulté est pressentie, il faut de suite venir parler avec son banquier. En cas de cessation de paiement, une suspension de remboursement est possible sous certaines conditions. Certains secteurs sont (ou ont été) considérés par les banques comme étant plus à risque étant donné la conjoncture et les faillites ou perde de revenu spectaculaire de quelques secteurs d’activité. Les employés travaillant dans des entreprises liées à ces secteurs devait parfois montrer des garanties supplémentaires. Ces secteurs sont, entre autres : Industrie lourde, transport, restauration et hôtels.